Archives de Tag: réserviste sanitaire

Sages-femmes et gynécos réservistes : passionnante mission à Mayotte !

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Nous sommes Cécile, François et Jean-François, sages-femmes et gynécologue-obstétricien partis en renfort des équipes de l’hôpital de Mamoudzou, membres de la 1ere et de la 2e équipe de réservistes partis sur cette mission. Beaucoup de gens nous demandent « Alors, c’était comment cette mission ? » alors voilà, on a pris collectivement la plume ! Lire la suite

Opération de médicalisation à Verdun : mes premiers pas en tant que référente

Je m’appelle Sophie, j’ai 36 ans et je suis infirmière anesthésiste à Amiens. Cette année, je suis en disponibilité de la fonction publique hospitalière. Cela m’a permis de répondre à l’appel de la réserve sanitaire pour intervenir en renfort lors des commémorations de Verdun le dimanche 29 mai. Je vis près des lieux de la mission et, sensible aux commémorations historiques, j’étais déjà intervenue pour médicaliser un événement, l’Anzac Day, à Villers-Bretonneux avec le SAMU 80.

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Mobilisée pour une campagne de vaccination contre la méningite

Je m’appelle Nathalie, je suis médecin chez SOS Médecins à Lyon, en garde de 10h ce qui me laisse un peu de liberté pour mon autre engagement : médecin pour la réserve sanitaire et coordinatrice de mission.

Lorsque qu’une épidémie de méningite s’est déclarée dans le Beaujolais, la réserve sanitaire a lancé une alerte et j’ai tout de suite répondu présente ! Dossier à jour et proximité géographique, je pouvais rapidement me libérer et intégrer l’équipe qui est partie le 11 avril et doit rester sur place encore un mois environ. Nous sommes six réservistes mobilisés : Jean (pharmacien), Bénédicte (puéricultrice), Chantal (infirmière), Amaury, Françoise et moi (médecins). Lire la suite

Entre Marseille et Cayenne, mes missions de renfort Zika

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Je m’appelle Bénédicte et je suis technicienne de laboratoire. On n’y pense pas souvent, mais les techniciens de laboratoire sont très sollicités en période d’épidémie, quand le nombre de prélèvements flambe ! Heureusement nous sommes quelques uns (pas assez paraît-il !) dans la Réserve sanitaire, nous avons été beaucoup sollicités au moment de l’épidémie Ebola, et avec le zika les laboratoires ont de nouveau besoin de nous. Lire la suite

L’Eprus à l’honneur au Salon Secours Expo 2016 !

Il y a quelques semaines, nous étions présents au salon Secours Expo à Paris. Un rendez-vous important pour l’EPRUS : le salon a été inauguré par la ministre de la Santé Marisol Touraine et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et Jean-Pierre fut même chargé de tenir le ruban inaugural coupé par les ministres, dont nous avons chacun gardé un petit morceau 🙂

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Les ministres Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine inaugurent le salon Secours Expo

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Attentats de Paris : au cœur de la cellule d’aide aux victimes

Du 16 au 19 novembre, je m’étais inscrit pour être « encadrant junior » d’une formation prévue pour les futurs logisticiens à l’hôpital de Saint Maurice. Je ne me doutais pas que l’EPRUS allait m’appeler plus tôt que ça et pour une mission d’une intensité exceptionnelle.

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Vendredi 13 novembre. Paris est frappé par les attentats. Je reste connecté et m’efforce à suivre avec attention les événements et les commentaires des médias.

Samedi 14 novembre, lendemain des attentats. L’EPRUS m’appelle et me demande d’assurer un renfort à la cellule de crise (CDC) du Quai d’Orsay – Ministère des Affaires Etrangères (MAE), dès le dimanche soir. Il y a un besoin urgent de personnel.

Dimanche 15 après-midi, j’arrive à la cellule et découvre l’ampleur du travail demandé ainsi que l’équipe qui s’y attelle, composée de médecins, policiers, personnels du MAE, réservistes sanitaires, etc. C’est dans une salle, où se trouvait auparavant la Task Force Ebola, que nous sommes installés et que nous préparons la liste des impliqués, blessés, décédés… de tous les « impactés » de cet événement. Deux pôles sont vite créés :

  • un pôle réception des appels : armé de deux psychologues et de deux réservistes
  • et un pôle administratif : composé de quatre réservistes qui croisent des listes de victimes fournies par l’AP-HP et contactent les hôpitaux pour la vérification des données.

Nous recevons beaucoup d’appels de proches inquiets, de personnes à la recherche des personnes blessées dans les attentats.

Mercredi 18, c’est ma journée « OFF », et c’est important de faire des coupures. J’en profite pour rejoindre la formation qui se tient au même moment en région parisienne pour les logisticiens EPRUS. Retrouver mes collègues autour d’ateliers pédagogiques me plait beaucoup, et ça me permet aussi de prendre un bol d’air.

Jeudi 19, j’intègre l’équipe de la CIAV (Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes) conduite par le Quai d’Orsay là encore. Cette équipe a comme rôle principal d’écouter, de soutenir et d’orienter dans les démarches administratives, de lister les personnes « impactées » présentes sur les lieux des attaques mais non-blessées ainsi que celles « impliquées », sans oublier les proches des blessés qui sont également pris en charge.

C’est un travail de fourmi : nous croisons les listes des victimes passées dans les hôpitaux mais appelons aussi les familles. Nous prenons des nouvelles de ces personnes, les aidons si nécessaire. Certaines d’entre elles nous racontent leur vécu avec une forme de calme (de sidération) auquel je ne m’attendais pas. Si nous repérons un besoin d’aide plus urgent, nous pouvons transmettre l’appel vers une des deux psychologues présentes sur le plateau d’appel. Nous travaillons aussi en binôme, une méthode qui nous permet de débriefer rapidement de récits souvent très douloureux.

Vendredi 20, la CIAV prend de l’ampleur et on me demande de concevoir un planning pour le week-end et la semaine à venir. Je regroupe les disponibilités des réservistes et les mets en page pour que le service « front office » de l’EPRUS, basé à Saint-Denis, puisse valider administrativement leur venue et compléter avec des volontaires supplémentaires.

En début de semaine, ma permanence commençait l’après-midi et se finissait le soir, après minuit. La relève faite, je réintégrais ma chambre et m’isolais un peu pour « digérer » la situation. Je me levais tôt et attendais patiemment le retour l’équipe de nuit pour partager le petit-déjeuner et le résultat de leur travail de la nuit. Jeudi soir, nous nous sommes retrouvés autour d’un verre pour relâcher la pression.

Reprendre ma place dans « la vraie vie », aux côtés des miens, n’a pas été facile. Ces événements ont été d’une ampleur inédite et même si à mon niveau j’ai apporté un peu d’aide, je me demande si j’ai fait le maximum. Mais la force de l’EPRUS c’est la force du collectif, et je suis fier d’en avoir fait partie.

Christian

Assistant de régulation médicale

Réserviste sanitaire

Attentats de Paris : les logisticiens, si utiles lors d’une crise !

salle CIAV

Lundi 23 novembre

17h – Je réponds à la pré-alerte pour une mission logistique sur Paris à la suite des attentats et des différents départs en mission de réservistes (Conakry, Calais, Auvergne…).

21h – appel de l’EPRUS

– « Vous pouvez être demain matin à 8h à la CIAV au Quai d’Orsay ?

– Oui, le temps d’avoir l’autorisation de principe de mon employeur ».

Mardi 24 novembre à 8h nous accédons à la salle d’appel de la CIAV. Jean-Louis, l’encadrant EPRUS de la mission, est soulagé de voir arriver des logisticiens pour que nous nous chargions de tout ce qui touche au fonctionnement de la cellule. Au cours de cette semaine, nous nous rendrons compte que les tâches sont effectivement nombreuses pour les logisticiens : il faut gérer deux équipes de 30 réservistes de 8h à minuit.

À chaque prise de service des équipes, nous réalisions un pointage des présents, nous prêtions une chasuble EPRUS aux réservistes n’ayant pas de paquetage, nous collections les coordonnées téléphoniques des réservistes, et ce pour la durée de la vacation . Au cours de la journée, nous faisions également un point sur les difficultés que chacun d’entre eux pourrait rencontrer, que ce soit pour les chambres d’hôtel, les ordres de mission et les autorisations employeurs ou les formalités de remboursement. À la suite de ces signalements, nous intervenions soit auprès de l’EPRUS soit auprès de l’hôtel pour parer à toute éventualité !

À chaque relève, nous devions transmettre à l’accueil du centre de crise la liste des personnels de l’EPRUS ayant pris leur poste à la CIAV.

Au cours de la journée, en relation avec l’accueil logistique du MAE, nous nous assurions que les réservistes disposeraient d’un repas le midi et le soir. Nous avons veillé à ce que des bouteilles d’eau, du café et du thé soient à la disposition des réservistes pour les moments de pause ou entre deux appels téléphoniques.

Comme nous étions dans des salles « confidentiel défense », nous devions vérifier que les documents devenus obsolètes étaient détruits et qu’aucun document n’était jeté à la poubelle.

Lorsque le tableau des équipes du lendemain était établi, il nous fallait appeler chaque réserviste pour lui confirmer sa présence le lendemain et l’horaire auquel il devait se présenter à la CIAV.

En fin de vacation pour l’équipe du soir, nous devions organiser le départ des réservistes vers leur hôtel et nous charger de la réservation des taxis.

Décrit ainsi, tout semble simple mais bien sûr, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Il faut comprendre que nous devions intégrer le fonctionnement de ce dispositif exceptionnel au sein de l’organisation d’un ministère qui, s’il a l’habitude de la gestion de crise, découvrait lui aussi les besoins liés au caractère exceptionnel de cette CIAV, un dispositif très récent. Nous pouvons ici remercier les personnels du Ministère des Affaires Étrangères qui ont su répondre à toutes nos demandes et tous les réservistes qui ont été très compréhensifs, même ceux pour qui c’était la première mission.

Merci à tous.

Les logs – #teamlog

dont Jean-Pierre.