Archives de Tag: infirmier

La réserve sanitaire : mon accélérateur de carrière

Sacha en exercice

Je m’appelle Sacha, je suis infirmier diplômé depuis 2013. J’ai travaillé aux urgences et en réanimation à Toulouse pendant deux ans.

Pendant mes études, dans le cadre de recherches pour mon diplôme, j’ai découvert la Réserve sanitaire. A la fin de mes études je cherchais déjà à m’engager autrement, Lire la suite

Opération de médicalisation à Verdun : mes premiers pas en tant que référente

Je m’appelle Sophie, j’ai 36 ans et je suis infirmière anesthésiste à Amiens. Cette année, je suis en disponibilité de la fonction publique hospitalière. Cela m’a permis de répondre à l’appel de la réserve sanitaire pour intervenir en renfort lors des commémorations de Verdun le dimanche 29 mai. Je vis près des lieux de la mission et, sensible aux commémorations historiques, j’étais déjà intervenue pour médicaliser un événement, l’Anzac Day, à Villers-Bretonneux avec le SAMU 80.

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L’Eprus à l’honneur au Salon Secours Expo 2016 !

Il y a quelques semaines, nous étions présents au salon Secours Expo à Paris. Un rendez-vous important pour l’EPRUS : le salon a été inauguré par la ministre de la Santé Marisol Touraine et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et Jean-Pierre fut même chargé de tenir le ruban inaugural coupé par les ministres, dont nous avons chacun gardé un petit morceau 🙂

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Les ministres Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine inaugurent le salon Secours Expo

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L’exercice terrain, notre rampe de lancement

Nous sommes Claire et Edwin, et nous étions début février en exercice terrain avec l’EPRUS. Un exercice très particulier, qui s’est transformé pour nous en véritable « rampe de lancement » ! Quelques heures à peine après la fin de l’exercice, nous étions dans l’avion pour notre première mission EPRUS… Un tempo assez incroyable, que nous avons décidé de vous raconter… dans les airs.

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Attentats de Paris : ma mission au cœur de la cellule de crise de l’EPRUS

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Il est 21h, je suis dans le train de retour à Bordeaux, après quelques jours de détente à l’Ile de Ré, quand Gauthier Rakotonirina, cadre à la Réserve Sanitaire, m’appelle afin de me mobiliser pour une mission urgente, un renfort de l’équipe EPRUS elle-même.

La première des choses à laquelle je pense est « mais que fait Gauthier à cette heure-ci au bureau ? » Même si on s’en doute un peu aujourd’hui… Etant donné les événements parisiens, j’avais mon téléphone près de moi.

Sa parole est rythmée, rapide, le ton est précis, les consignes sont claires.

C’est là qu’il faut réfléchir vite et efficacement. « Think hard » comme disent les américains. En 10 secondes, je me demande : « suis-je disponible dans le temps imparti (en prévoyant toujours un jour ou deux de plus) ? A quelle heure est le prochain train pour Paris ? De quelles affaires aurai-je besoin aux vues des consignes données ? Où sont mon passeport et mon mug isotherme pour le café ? La nuit va être courte » …

Les réflexes acquis pendant l’exercice terrain sont encore frais. Et puis j’avoue, je connais déjà presque par cœur les horaires des trains du matin et surtout le temps complet nécessaire pour aller de la porte de mon appartement aux locaux de l’EPRUS.

La réponse ne se fait pas attendre : « Ok, c’est bon, je serai là à 9h30 demain matin ».

30 secondes après, Gauthier avait noté ma présence dans l’organisation et était déjà occupé à continuer de mobiliser le reste des réservistes et des moyens.

5 minutes après, mon billet était réservé (les appli, comme c’est pratique !) et la liste des choses à ne pas oublier était faite. C’est rapide car depuis longtemps, je me suis fait une liste « type » des affaires nécessaires aux missions. Il ne me reste qu’à annuler ce dont je n’aurai pas besoin (la prophylaxie paludisme par exemple).

A mon arrivée, une mission urgente à l’étranger est en cours d’annulation. Les directives ministérielles ont changé. L’ambiance dans les locaux est tendue, la suractivité est palpable. Nous ne sommes que quelques jours après les attentats de Paris, le monde est en ébullition.

Nous n’avons même pas le temps de penser à préparer le retour, une nouvelle mission tombe : il faut, urgemment, renforcer la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes (CIAV), l’opération monte en puissance, il faut ouvrir à nouveau la cellule de crise de l’EPRUS. Il va falloir, en quelques heures, appeler, organiser, planifier, les centaines de réservistes qui ont répondu à l’alerte.

Il faut préparer la salle. Réunion éclair : Combien d’ordinateurs ? Combien de téléphones ? Installer une connexion internet, qui fera quoi ? …

La cellule de crise doit centraliser les différentes informations, répondre aux consignes du Ministère chargé des affaires étrangères (MAE), responsable de la CIAV, s’occuper de la logistique et définir la stratégie de communication. Un nombre restreint de personnes, de différentes compétences, va travailler ensemble, dans une même pièce, pour une efficacité renforcée. Chaque poste est notifié, chaque personnel est consigné à un poste. Il faut rendre compte en direct de l’avancée du travail, faire des points de situation toutes les deux à quatre heures, réévaluer la direction générale des opérations selon l’avancée du travail et des consignes. Installés dans les locaux de l’EPRUS, nous sommes en lien vidéo direct avec la CIAV.

J’ai appelé des dizaines et des dizaines de réservistes, beaucoup ont été très réactifs, je n’aurai la chance de voir les visages que de quelques uns. Le peu que j’ai croisés avaient la mine bien fatiguée certes, mais ravis d’avoir participé à cet élan de solidarité.Cellule urgence EPRUS Beatrice

 

Pour ma part, je suis ravie d’avoir aidé l’EPRUS, j’ai découvert une partie de « l’envers du décor », tout ce qui se passe à l’EPRUS quand une mission est lancée. Un travail complexe, passionnant et très prenant, que je suis prête à reprendre dès que ce sera nécessaire !

Merci à tous.

 

Béatrice

Infirmière réserviste

Attentats de Paris : mission à la CIAV, mobiliser et soutenir

 

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Le 13 Novembre 2015, les Attentats perpétrés à Paris ont contraint l’EPRUS à mobiliser ses ressources pour renforcer le Centre de Crise et la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes située au ministère des affaires étrangères (composée de représentants des ministères de la justice, de l’intérieur, de la santé, des affaires étrangères de l’INAVEM et de la FENVAC)

L’EPRUS a envoyé ses alertes mobilisations par mail aux réservistes.

Parmi eux il y a nous deux :

  • Sacha, infirmier en urgences et réanimation habitant à Paris, j’ai été retenu pour effectuer ma première mission dès le 14 novembre.1Q2A0585
  • Lucie, infirmière aux urgences dans les Yvelines, je réalise ma deuxième mission à la CIAV, (la première étant lors des attentats de Charlie Hebdo).Capture réserviste CIAV

 

 

C’est l’occasion de se rendre utile face à cette tragédie, nous n’hésitons pas une seconde à nous engager !
À notre arrivée, la CIAV se mettait en place et s’organisait au fur et à mesure. Notre première mission était de répondre aux appels pour aider les familles à localiser leurs proches, et apporter un soutien psychologique aux victimes et leur entourage grâce à l’appui d’une psychologue sur place.

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Une mission complexe d’autant que, si nous avons l’habitude des entretiens avec des familles en souffrance, nous le faisons rarement par téléphone.

Nous étions également en charge de la mise à jour de la liste des blessés hospitalisés, avec au départ une actualisation 24h/24 ! Nous avons du rapidement nous adapter aux différents outils bureautiques et au fonctionnement général du centre de crise.

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Chaque journée était différente, tant dans le travail que dans les relations. Chaque jour, de nouveaux réservistes rejoignaient l’équipe. Il fallait reprendre nos marques quotidiennement, mais pour cela nous étions largement aidés par la motivation et le sérieux de chacun.

Au bout de quelques jours, la mission est montée en puissance, pour atteindre deux rotations de 20 réservistes par jour ! Il s’agissait là de la mission avec la plus grande ampleur pour l’EPRUS. On nous a proposé de devenir responsable informatique puis chef(fe) de salle, mission que nous avons acceptée avec joie, mais aussi un peu d’appréhension.

1Q2A0586Nouvelle mission, nouveaux challenges, accueillir et guider nos nouveaux collègues réservistes dans la prise de leur poste pour qu’ils soient le plus efficaces et confortables dans cette mobilisation. Il nous fallait également assurer le bon déroulement des opérations pour la CIAV.

Leurs rôles aussi ont pris de l’ampleur. Nous étions désormais chargés de :

  • ÉCOUTER et SOUTENIR par des entretiens d’aide dirigés par les opérateurs réservistes.
  • ORIENTER vers les psychologues réservistes et les CUMP si la détresse psychologique de l’appelant le nécessitait.
  • INFORMER du rôle de la CIAV, et des différents soutiens proposés aux victimes et aux familles pour les questions administratives, juridiques et financières.
  • PARTICIPER A LA PRÉPARATION de la cérémonie d’hommage aux victimes

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En parallèle, chaque jour, des réservistes continuaient de mettre à jour le tableau des blessés. Un travail continu et méticuleux qui visait à croiser des données qui nous étaient envoyées plusieurs fois par jour par différentes entités et de vérifier chaque coordonnée avant de renseigner le tableau. Notre but : recouper les informations et recenser toutes les personnes victimes, afin de pouvoir leur faire bénéficier du soutien de la CIAV.

Tous les réservistes se sont révélés très impliqués dans leurs tâches, au point de nous demander toujours plus de travail !

Nous avons tous ressenti beaucoup de fierté à venir en aide aux blessés et à leurs proches. L’impact psychologique d’une telle mission n’est pas négligeable, mais grâce à nos collègues, en discutant, partageant nos ressentis (comme lors de l’exercice terrain !), que nous parvenions gérer nos émotions.

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Enfin vint la cérémonie, pour clôturer cette mobilisation et apaiser les esprits. Ce fut un honneur pour nous deux de représenter l’EPRUS et tous les réservistes mobilisés pendant ces 3 semaines, qui ont fourni un travail colossal. Ce fut aussi un moment poignant, aux côtés des victimes et de leurs familles, qui nous a confirmé l’importance de notre mission à tous.

Lucie et Sacha - Cour des Invalides

 

 

 

Lucie et Sacha

Réservistes sanitaires

 

 

 

 

 

Nous formons des équipes au contrôle sanitaire : un enjeu majeur face aux nouvelles maladies infectieuses

On le sait, de nouvelles maladies infectieuses vont émerger à l’avenir, comme on l’a vu pour l’épidémie Ebola. Autrefois cantonnée à des zones reculées, cette maladie a réussi à se déplacer très rapidement dans des zones fortement peuplées. Ce type de maladies, pour lesquelles vaccins et traitements n’existent pas encore, ignore les frontières et prend les chemins des hommes pour se diffuser parfois comme une traînée de poudre. Lire la suite