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L’Eprus à l’honneur au Salon Secours Expo 2016 !

Il y a quelques semaines, nous étions présents au salon Secours Expo à Paris. Un rendez-vous important pour l’EPRUS : le salon a été inauguré par la ministre de la Santé Marisol Touraine et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et Jean-Pierre fut même chargé de tenir le ruban inaugural coupé par les ministres, dont nous avons chacun gardé un petit morceau 🙂

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Les ministres Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine inaugurent le salon Secours Expo

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Attentats de Paris : ma mission au cœur de la cellule de crise de l’EPRUS

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Il est 21h, je suis dans le train de retour à Bordeaux, après quelques jours de détente à l’Ile de Ré, quand Gauthier Rakotonirina, cadre à la Réserve Sanitaire, m’appelle afin de me mobiliser pour une mission urgente, un renfort de l’équipe EPRUS elle-même.

La première des choses à laquelle je pense est « mais que fait Gauthier à cette heure-ci au bureau ? » Même si on s’en doute un peu aujourd’hui… Etant donné les événements parisiens, j’avais mon téléphone près de moi.

Sa parole est rythmée, rapide, le ton est précis, les consignes sont claires.

C’est là qu’il faut réfléchir vite et efficacement. « Think hard » comme disent les américains. En 10 secondes, je me demande : « suis-je disponible dans le temps imparti (en prévoyant toujours un jour ou deux de plus) ? A quelle heure est le prochain train pour Paris ? De quelles affaires aurai-je besoin aux vues des consignes données ? Où sont mon passeport et mon mug isotherme pour le café ? La nuit va être courte » …

Les réflexes acquis pendant l’exercice terrain sont encore frais. Et puis j’avoue, je connais déjà presque par cœur les horaires des trains du matin et surtout le temps complet nécessaire pour aller de la porte de mon appartement aux locaux de l’EPRUS.

La réponse ne se fait pas attendre : « Ok, c’est bon, je serai là à 9h30 demain matin ».

30 secondes après, Gauthier avait noté ma présence dans l’organisation et était déjà occupé à continuer de mobiliser le reste des réservistes et des moyens.

5 minutes après, mon billet était réservé (les appli, comme c’est pratique !) et la liste des choses à ne pas oublier était faite. C’est rapide car depuis longtemps, je me suis fait une liste « type » des affaires nécessaires aux missions. Il ne me reste qu’à annuler ce dont je n’aurai pas besoin (la prophylaxie paludisme par exemple).

A mon arrivée, une mission urgente à l’étranger est en cours d’annulation. Les directives ministérielles ont changé. L’ambiance dans les locaux est tendue, la suractivité est palpable. Nous ne sommes que quelques jours après les attentats de Paris, le monde est en ébullition.

Nous n’avons même pas le temps de penser à préparer le retour, une nouvelle mission tombe : il faut, urgemment, renforcer la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes (CIAV), l’opération monte en puissance, il faut ouvrir à nouveau la cellule de crise de l’EPRUS. Il va falloir, en quelques heures, appeler, organiser, planifier, les centaines de réservistes qui ont répondu à l’alerte.

Il faut préparer la salle. Réunion éclair : Combien d’ordinateurs ? Combien de téléphones ? Installer une connexion internet, qui fera quoi ? …

La cellule de crise doit centraliser les différentes informations, répondre aux consignes du Ministère chargé des affaires étrangères (MAE), responsable de la CIAV, s’occuper de la logistique et définir la stratégie de communication. Un nombre restreint de personnes, de différentes compétences, va travailler ensemble, dans une même pièce, pour une efficacité renforcée. Chaque poste est notifié, chaque personnel est consigné à un poste. Il faut rendre compte en direct de l’avancée du travail, faire des points de situation toutes les deux à quatre heures, réévaluer la direction générale des opérations selon l’avancée du travail et des consignes. Installés dans les locaux de l’EPRUS, nous sommes en lien vidéo direct avec la CIAV.

J’ai appelé des dizaines et des dizaines de réservistes, beaucoup ont été très réactifs, je n’aurai la chance de voir les visages que de quelques uns. Le peu que j’ai croisés avaient la mine bien fatiguée certes, mais ravis d’avoir participé à cet élan de solidarité.Cellule urgence EPRUS Beatrice

 

Pour ma part, je suis ravie d’avoir aidé l’EPRUS, j’ai découvert une partie de « l’envers du décor », tout ce qui se passe à l’EPRUS quand une mission est lancée. Un travail complexe, passionnant et très prenant, que je suis prête à reprendre dès que ce sera nécessaire !

Merci à tous.

 

Béatrice

Infirmière réserviste

Attentats de Paris : mission à la CIAV, mobiliser et soutenir

 

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Le 13 Novembre 2015, les Attentats perpétrés à Paris ont contraint l’EPRUS à mobiliser ses ressources pour renforcer le Centre de Crise et la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes située au ministère des affaires étrangères (composée de représentants des ministères de la justice, de l’intérieur, de la santé, des affaires étrangères de l’INAVEM et de la FENVAC)

L’EPRUS a envoyé ses alertes mobilisations par mail aux réservistes.

Parmi eux il y a nous deux :

  • Sacha, infirmier en urgences et réanimation habitant à Paris, j’ai été retenu pour effectuer ma première mission dès le 14 novembre.1Q2A0585
  • Lucie, infirmière aux urgences dans les Yvelines, je réalise ma deuxième mission à la CIAV, (la première étant lors des attentats de Charlie Hebdo).Capture réserviste CIAV

 

 

C’est l’occasion de se rendre utile face à cette tragédie, nous n’hésitons pas une seconde à nous engager !
À notre arrivée, la CIAV se mettait en place et s’organisait au fur et à mesure. Notre première mission était de répondre aux appels pour aider les familles à localiser leurs proches, et apporter un soutien psychologique aux victimes et leur entourage grâce à l’appui d’une psychologue sur place.

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Une mission complexe d’autant que, si nous avons l’habitude des entretiens avec des familles en souffrance, nous le faisons rarement par téléphone.

Nous étions également en charge de la mise à jour de la liste des blessés hospitalisés, avec au départ une actualisation 24h/24 ! Nous avons du rapidement nous adapter aux différents outils bureautiques et au fonctionnement général du centre de crise.

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Chaque journée était différente, tant dans le travail que dans les relations. Chaque jour, de nouveaux réservistes rejoignaient l’équipe. Il fallait reprendre nos marques quotidiennement, mais pour cela nous étions largement aidés par la motivation et le sérieux de chacun.

Au bout de quelques jours, la mission est montée en puissance, pour atteindre deux rotations de 20 réservistes par jour ! Il s’agissait là de la mission avec la plus grande ampleur pour l’EPRUS. On nous a proposé de devenir responsable informatique puis chef(fe) de salle, mission que nous avons acceptée avec joie, mais aussi un peu d’appréhension.

1Q2A0586Nouvelle mission, nouveaux challenges, accueillir et guider nos nouveaux collègues réservistes dans la prise de leur poste pour qu’ils soient le plus efficaces et confortables dans cette mobilisation. Il nous fallait également assurer le bon déroulement des opérations pour la CIAV.

Leurs rôles aussi ont pris de l’ampleur. Nous étions désormais chargés de :

  • ÉCOUTER et SOUTENIR par des entretiens d’aide dirigés par les opérateurs réservistes.
  • ORIENTER vers les psychologues réservistes et les CUMP si la détresse psychologique de l’appelant le nécessitait.
  • INFORMER du rôle de la CIAV, et des différents soutiens proposés aux victimes et aux familles pour les questions administratives, juridiques et financières.
  • PARTICIPER A LA PRÉPARATION de la cérémonie d’hommage aux victimes

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En parallèle, chaque jour, des réservistes continuaient de mettre à jour le tableau des blessés. Un travail continu et méticuleux qui visait à croiser des données qui nous étaient envoyées plusieurs fois par jour par différentes entités et de vérifier chaque coordonnée avant de renseigner le tableau. Notre but : recouper les informations et recenser toutes les personnes victimes, afin de pouvoir leur faire bénéficier du soutien de la CIAV.

Tous les réservistes se sont révélés très impliqués dans leurs tâches, au point de nous demander toujours plus de travail !

Nous avons tous ressenti beaucoup de fierté à venir en aide aux blessés et à leurs proches. L’impact psychologique d’une telle mission n’est pas négligeable, mais grâce à nos collègues, en discutant, partageant nos ressentis (comme lors de l’exercice terrain !), que nous parvenions gérer nos émotions.

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Enfin vint la cérémonie, pour clôturer cette mobilisation et apaiser les esprits. Ce fut un honneur pour nous deux de représenter l’EPRUS et tous les réservistes mobilisés pendant ces 3 semaines, qui ont fourni un travail colossal. Ce fut aussi un moment poignant, aux côtés des victimes et de leurs familles, qui nous a confirmé l’importance de notre mission à tous.

Lucie et Sacha - Cour des Invalides

 

 

 

Lucie et Sacha

Réservistes sanitaires

 

 

 

 

 

Attentats de Paris : au cœur de la cellule d’aide aux victimes

Du 16 au 19 novembre, je m’étais inscrit pour être « encadrant junior » d’une formation prévue pour les futurs logisticiens à l’hôpital de Saint Maurice. Je ne me doutais pas que l’EPRUS allait m’appeler plus tôt que ça et pour une mission d’une intensité exceptionnelle.

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Vendredi 13 novembre. Paris est frappé par les attentats. Je reste connecté et m’efforce à suivre avec attention les événements et les commentaires des médias.

Samedi 14 novembre, lendemain des attentats. L’EPRUS m’appelle et me demande d’assurer un renfort à la cellule de crise (CDC) du Quai d’Orsay – Ministère des Affaires Etrangères (MAE), dès le dimanche soir. Il y a un besoin urgent de personnel.

Dimanche 15 après-midi, j’arrive à la cellule et découvre l’ampleur du travail demandé ainsi que l’équipe qui s’y attelle, composée de médecins, policiers, personnels du MAE, réservistes sanitaires, etc. C’est dans une salle, où se trouvait auparavant la Task Force Ebola, que nous sommes installés et que nous préparons la liste des impliqués, blessés, décédés… de tous les « impactés » de cet événement. Deux pôles sont vite créés :

  • un pôle réception des appels : armé de deux psychologues et de deux réservistes
  • et un pôle administratif : composé de quatre réservistes qui croisent des listes de victimes fournies par l’AP-HP et contactent les hôpitaux pour la vérification des données.

Nous recevons beaucoup d’appels de proches inquiets, de personnes à la recherche des personnes blessées dans les attentats.

Mercredi 18, c’est ma journée « OFF », et c’est important de faire des coupures. J’en profite pour rejoindre la formation qui se tient au même moment en région parisienne pour les logisticiens EPRUS. Retrouver mes collègues autour d’ateliers pédagogiques me plait beaucoup, et ça me permet aussi de prendre un bol d’air.

Jeudi 19, j’intègre l’équipe de la CIAV (Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes) conduite par le Quai d’Orsay là encore. Cette équipe a comme rôle principal d’écouter, de soutenir et d’orienter dans les démarches administratives, de lister les personnes « impactées » présentes sur les lieux des attaques mais non-blessées ainsi que celles « impliquées », sans oublier les proches des blessés qui sont également pris en charge.

C’est un travail de fourmi : nous croisons les listes des victimes passées dans les hôpitaux mais appelons aussi les familles. Nous prenons des nouvelles de ces personnes, les aidons si nécessaire. Certaines d’entre elles nous racontent leur vécu avec une forme de calme (de sidération) auquel je ne m’attendais pas. Si nous repérons un besoin d’aide plus urgent, nous pouvons transmettre l’appel vers une des deux psychologues présentes sur le plateau d’appel. Nous travaillons aussi en binôme, une méthode qui nous permet de débriefer rapidement de récits souvent très douloureux.

Vendredi 20, la CIAV prend de l’ampleur et on me demande de concevoir un planning pour le week-end et la semaine à venir. Je regroupe les disponibilités des réservistes et les mets en page pour que le service « front office » de l’EPRUS, basé à Saint-Denis, puisse valider administrativement leur venue et compléter avec des volontaires supplémentaires.

En début de semaine, ma permanence commençait l’après-midi et se finissait le soir, après minuit. La relève faite, je réintégrais ma chambre et m’isolais un peu pour « digérer » la situation. Je me levais tôt et attendais patiemment le retour l’équipe de nuit pour partager le petit-déjeuner et le résultat de leur travail de la nuit. Jeudi soir, nous nous sommes retrouvés autour d’un verre pour relâcher la pression.

Reprendre ma place dans « la vraie vie », aux côtés des miens, n’a pas été facile. Ces événements ont été d’une ampleur inédite et même si à mon niveau j’ai apporté un peu d’aide, je me demande si j’ai fait le maximum. Mais la force de l’EPRUS c’est la force du collectif, et je suis fier d’en avoir fait partie.

Christian

Assistant de régulation médicale

Réserviste sanitaire

Attentats de Paris : les logisticiens, si utiles lors d’une crise !

salle CIAV

Lundi 23 novembre

17h – Je réponds à la pré-alerte pour une mission logistique sur Paris à la suite des attentats et des différents départs en mission de réservistes (Conakry, Calais, Auvergne…).

21h – appel de l’EPRUS

– « Vous pouvez être demain matin à 8h à la CIAV au Quai d’Orsay ?

– Oui, le temps d’avoir l’autorisation de principe de mon employeur ».

Mardi 24 novembre à 8h nous accédons à la salle d’appel de la CIAV. Jean-Louis, l’encadrant EPRUS de la mission, est soulagé de voir arriver des logisticiens pour que nous nous chargions de tout ce qui touche au fonctionnement de la cellule. Au cours de cette semaine, nous nous rendrons compte que les tâches sont effectivement nombreuses pour les logisticiens : il faut gérer deux équipes de 30 réservistes de 8h à minuit.

À chaque prise de service des équipes, nous réalisions un pointage des présents, nous prêtions une chasuble EPRUS aux réservistes n’ayant pas de paquetage, nous collections les coordonnées téléphoniques des réservistes, et ce pour la durée de la vacation . Au cours de la journée, nous faisions également un point sur les difficultés que chacun d’entre eux pourrait rencontrer, que ce soit pour les chambres d’hôtel, les ordres de mission et les autorisations employeurs ou les formalités de remboursement. À la suite de ces signalements, nous intervenions soit auprès de l’EPRUS soit auprès de l’hôtel pour parer à toute éventualité !

À chaque relève, nous devions transmettre à l’accueil du centre de crise la liste des personnels de l’EPRUS ayant pris leur poste à la CIAV.

Au cours de la journée, en relation avec l’accueil logistique du MAE, nous nous assurions que les réservistes disposeraient d’un repas le midi et le soir. Nous avons veillé à ce que des bouteilles d’eau, du café et du thé soient à la disposition des réservistes pour les moments de pause ou entre deux appels téléphoniques.

Comme nous étions dans des salles « confidentiel défense », nous devions vérifier que les documents devenus obsolètes étaient détruits et qu’aucun document n’était jeté à la poubelle.

Lorsque le tableau des équipes du lendemain était établi, il nous fallait appeler chaque réserviste pour lui confirmer sa présence le lendemain et l’horaire auquel il devait se présenter à la CIAV.

En fin de vacation pour l’équipe du soir, nous devions organiser le départ des réservistes vers leur hôtel et nous charger de la réservation des taxis.

Décrit ainsi, tout semble simple mais bien sûr, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Il faut comprendre que nous devions intégrer le fonctionnement de ce dispositif exceptionnel au sein de l’organisation d’un ministère qui, s’il a l’habitude de la gestion de crise, découvrait lui aussi les besoins liés au caractère exceptionnel de cette CIAV, un dispositif très récent. Nous pouvons ici remercier les personnels du Ministère des Affaires Étrangères qui ont su répondre à toutes nos demandes et tous les réservistes qui ont été très compréhensifs, même ceux pour qui c’était la première mission.

Merci à tous.

Les logs – #teamlog

dont Jean-Pierre.

Attentats à Paris : de l’exercice logistique à l’Institut médico-légal

Jean francois

La semaine du 16 au 19 novembre 2015, avec plusieurs autres logisticiens, nous étions programmés pour un exercice logistique à l’hôpital de Saint-Maurice en région parisienne. Malgré les attentats du 13 novembre, cet exercice a été maintenu. Toutefois, nous savions qu’à tout moment, notre mission pouvait évoluer au gré des événements. Et c’est après une première journée à monter notre lieu de vie et une matinée de cours prodiguée à nos stagiaires, qu’un appel de l’EPRUS a modifié notre planning.

L’EPRUS nous a mandatés pour nous rendre à l’Institut médico-légal (IML) de Paris afin d’évaluer le besoin logistique auprès de la Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) et l’accueil des familles. Me voilà donc parti vers l’IML en début d’après-midi.

Passé le stress et les mille questions qui se sont succédées dans ma tête (que vais-je trouver, serai-je à la hauteur…), me voilà sur place auprès des équipes de la CUMP et des intervenants extérieurs. La difficulté n’a pas été de voir ce qui ne fonctionnait pas au point de vue logistique mais de savoir qui coordonnait l’ensemble ; c’est d’ailleurs souvent la première question à se poser quand on arrive en mission, nous avons l’habitude ! De nombreux échanges avec les équipes sur place nous ont permis de trouver notre place parmi toutes ces personnes : pour elles, l’EPRUS était encore inconnu. En relation permanente avec l’EPRUS et mes collègues en exercice à Saint-Maurice, nous nous tenions prêts à intervenir à tout moment pour parfaire la logistique de ce lieu en collaboration avec les autres acteurs présents sur site.

Ce fut le cas dès le lendemain. Nous avons été mobilisés pour livrer du matériel et monter un barnum à la demande du Ministère des Affaires Étrangères. Deux logisticiens et deux stagiaires logisticiens ont été mobilisés, passant ainsi de l’exercice à Saint-Maurice à la « mission » réelle.

Durant ma présence sur le site de l’IML, en plus de mon évaluation logistique et dans l’attente de réponses téléphoniques et autres, j’ai croisé des familles endeuillées, des personnes qui m’ont fait part de leur profond désarroi.

Si on me demande si ma mission a été une réussite, je ne répondrai pas, par modestie peut-être, mais aussi parce que je ne suis pas à même de juger l’ensemble. Nos réussites, ce sont les réussites de l’EPRUS dans son ensemble et non une personne en particulier. Je voudrais saluer mes collègues logisticiens et autres personnels de l’EPRUS présents qui ont participé, par leurs conseils et leur réactivité à intervenir au moment opportun.

 

Jean-François

Encadrant logisticien EPRUS