Notre première mission de sage-femme en Guyane, en renfort contre le Zika

Nous sommes Dominique, Murielle, Florianne et Hugo, première équipe de sages-femmes à être intervenus en renfort des hôpitaux de Guyane, du 7 au 29 mars 2016. Après avoir répondu à la pré-alerte du lundi 2 mars, nous avons été appelés le mercredi pour partir le dimanche en Guyane. Nous sommes arrivés sur place une semaine seulement après la pré-alerte, le lundi 7 mars. Lire la suite

Entre Marseille et Cayenne, mes missions de renfort Zika

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Je m’appelle Bénédicte et je suis technicienne de laboratoire. On n’y pense pas souvent, mais les techniciens de laboratoire sont très sollicités en période d’épidémie, quand le nombre de prélèvements flambe ! Heureusement nous sommes quelques uns (pas assez paraît-il !) dans la Réserve sanitaire, nous avons été beaucoup sollicités au moment de l’épidémie Ebola, et avec le zika les laboratoires ont de nouveau besoin de nous. Lire la suite

L’Eprus à l’honneur au Salon Secours Expo 2016 !

Il y a quelques semaines, nous étions présents au salon Secours Expo à Paris. Un rendez-vous important pour l’EPRUS : le salon a été inauguré par la ministre de la Santé Marisol Touraine et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et Jean-Pierre fut même chargé de tenir le ruban inaugural coupé par les ministres, dont nous avons chacun gardé un petit morceau 🙂

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Les ministres Bernard Cazeneuve et Marisol Touraine inaugurent le salon Secours Expo

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Soins aux migrants : ma première mission EPRUS

Nos radios, télévisions nous parlent quasi quotidiennement des conditions de vie extrêmement difficiles des migrants installés à Calais et dans la région. On nous parle aussi de problèmes de sécurité, de situation tendue : relations difficiles avec les forces de l’ordre, avec les habitants riverains du camp, à l’intérieur du camp, on parle parfois de coups de feu particulièrement la nuit, d’arrestations. On nous parle moins de la situation sanitaire, mais elle est elle-aussi très précaire. Lire la suite

Grande-Synthe, point de Rencontres.

Il y a quelques mois, je découvrais l’EPRUS lors de mon recyclage AFGSU 2. Une réserve sanitaire civile. Je n’en avais jamais entendu parler, j’ai tout de suite été faire des recherches et je me suis inscrite.

Première formation en Janvier, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour faire l’exercice terrain du 1er au 5 février.

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L’exercice terrain, notre rampe de lancement

Nous sommes Claire et Edwin, et nous étions début février en exercice terrain avec l’EPRUS. Un exercice très particulier, qui s’est transformé pour nous en véritable « rampe de lancement » ! Quelques heures à peine après la fin de l’exercice, nous étions dans l’avion pour notre première mission EPRUS… Un tempo assez incroyable, que nous avons décidé de vous raconter… dans les airs.

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Attentats de Paris : ma mission au cœur de la cellule de crise de l’EPRUS

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Il est 21h, je suis dans le train de retour à Bordeaux, après quelques jours de détente à l’Ile de Ré, quand Gauthier Rakotonirina, cadre à la Réserve Sanitaire, m’appelle afin de me mobiliser pour une mission urgente, un renfort de l’équipe EPRUS elle-même.

La première des choses à laquelle je pense est « mais que fait Gauthier à cette heure-ci au bureau ? » Même si on s’en doute un peu aujourd’hui… Etant donné les événements parisiens, j’avais mon téléphone près de moi.

Sa parole est rythmée, rapide, le ton est précis, les consignes sont claires.

C’est là qu’il faut réfléchir vite et efficacement. « Think hard » comme disent les américains. En 10 secondes, je me demande : « suis-je disponible dans le temps imparti (en prévoyant toujours un jour ou deux de plus) ? A quelle heure est le prochain train pour Paris ? De quelles affaires aurai-je besoin aux vues des consignes données ? Où sont mon passeport et mon mug isotherme pour le café ? La nuit va être courte » …

Les réflexes acquis pendant l’exercice terrain sont encore frais. Et puis j’avoue, je connais déjà presque par cœur les horaires des trains du matin et surtout le temps complet nécessaire pour aller de la porte de mon appartement aux locaux de l’EPRUS.

La réponse ne se fait pas attendre : « Ok, c’est bon, je serai là à 9h30 demain matin ».

30 secondes après, Gauthier avait noté ma présence dans l’organisation et était déjà occupé à continuer de mobiliser le reste des réservistes et des moyens.

5 minutes après, mon billet était réservé (les appli, comme c’est pratique !) et la liste des choses à ne pas oublier était faite. C’est rapide car depuis longtemps, je me suis fait une liste « type » des affaires nécessaires aux missions. Il ne me reste qu’à annuler ce dont je n’aurai pas besoin (la prophylaxie paludisme par exemple).

A mon arrivée, une mission urgente à l’étranger est en cours d’annulation. Les directives ministérielles ont changé. L’ambiance dans les locaux est tendue, la suractivité est palpable. Nous ne sommes que quelques jours après les attentats de Paris, le monde est en ébullition.

Nous n’avons même pas le temps de penser à préparer le retour, une nouvelle mission tombe : il faut, urgemment, renforcer la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes (CIAV), l’opération monte en puissance, il faut ouvrir à nouveau la cellule de crise de l’EPRUS. Il va falloir, en quelques heures, appeler, organiser, planifier, les centaines de réservistes qui ont répondu à l’alerte.

Il faut préparer la salle. Réunion éclair : Combien d’ordinateurs ? Combien de téléphones ? Installer une connexion internet, qui fera quoi ? …

La cellule de crise doit centraliser les différentes informations, répondre aux consignes du Ministère chargé des affaires étrangères (MAE), responsable de la CIAV, s’occuper de la logistique et définir la stratégie de communication. Un nombre restreint de personnes, de différentes compétences, va travailler ensemble, dans une même pièce, pour une efficacité renforcée. Chaque poste est notifié, chaque personnel est consigné à un poste. Il faut rendre compte en direct de l’avancée du travail, faire des points de situation toutes les deux à quatre heures, réévaluer la direction générale des opérations selon l’avancée du travail et des consignes. Installés dans les locaux de l’EPRUS, nous sommes en lien vidéo direct avec la CIAV.

J’ai appelé des dizaines et des dizaines de réservistes, beaucoup ont été très réactifs, je n’aurai la chance de voir les visages que de quelques uns. Le peu que j’ai croisés avaient la mine bien fatiguée certes, mais ravis d’avoir participé à cet élan de solidarité.Cellule urgence EPRUS Beatrice

 

Pour ma part, je suis ravie d’avoir aidé l’EPRUS, j’ai découvert une partie de « l’envers du décor », tout ce qui se passe à l’EPRUS quand une mission est lancée. Un travail complexe, passionnant et très prenant, que je suis prête à reprendre dès que ce sera nécessaire !

Merci à tous.

 

Béatrice

Infirmière réserviste