Sage-femme belge, engagée et mobilisée en quelques semaines… Mon secret ? Facebook !

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Je m’appelle Julie, je suis sage-femme et depuis peu, réserviste sanitaire ! J’ai fait mes études à Bruxelles et j’y vis encore aujourd’hui. Mi-mai, je suis tombée sur un message en consultant le site web de l’ordre des sages-femmes de France : la Réserve sanitaire recherchait des sages-femmes pour des missions urgentes. L’aventure m’a tout de suite tentée mais j’avais beaucoup de questions… Comme le message nous invitait à aller sur la page Facebook officielle de la Réserve sanitaire, c’est ce que j’ai fait. J’ai vu les posts sur les missions en cours, et j’ai commencé à poser une ou deux questions en message privé. Et là, incroyable ! J’ai eu des réponses immédiates et très complètes. Le staff de la Réserve me répondait en général en moins de 10 minutes. Une réactivité à toute épreuve ! J’ai pu ainsi en toute confiance remplir toute seule mon dossier de réserviste, et le voir aboutir en quelques jours seulement.

Facebook : c’est ce qu’il y a de plus simple. Dès que j’avais une question, je passais par la page officielle. J’ai compris que même pour le staff c’est plus rapide que de nous avoir tous au téléphone ou par mail !

Moins de deux mois après avoir lu l’appel, me voilà dans l’avion direction la Guyane ! J’ai été retenue pour une mission à Saint-Laurent-du-Maroni. Mon quotidien : intervenir en salle d’accouchement pour permettre aux sages-femmes locales spécialisées en échographie de se libérer et ainsi mieux suivre les grossesses à risque. Il faut savoir que la Guyane est touchée par le virus Zika, qui a d’importantes conséquences sur le développement des fœtus. Normalement, on effectue cinq échographies de contrôle par grossesse. Mais si on détecte le Zika chez la patiente, on passe à sept échographies par grossesse. Mes collègues compétentes en échographie avaient donc beaucoup de travail, et j’étais fière de les soulager par ailleurs.

Partie pour une mission de trois semaines, j’étais prête à monter dans l’avion de retour quand le staff de la Réserve sanitaire m’a proposé de prolonger ma mission de deux semaines. J’étais super contente de pouvoir rester plus longtemps ! L’équipe sur place est très sympa et c’est vraiment une excellente expérience.

En Guyane, j’ai vu des choses que je n’avais pas vues pendant mes études, des pathologies que l’on ne rencontre quasiment plus dans nos établissements : saturnisme, carences alimentaires…

Le rythme de travail est aussi très soutenu : en France on fait un à deux accouchements et trois consultations par jour, là c’est trois accouchements et sept consultations par jour ! C’est vraiment intense et dans des conditions parfois précaires mais tout le monde fait de son mieux  pour assurer le meilleur suivi des patientes.

Ce suivi justement est particulièrement compliqué : la plupart des femmes là-bas n’ont pas l’habitude d’être accompagnées pendant leurs grossesses. Certaines d’entre elles sont inquiètes, hésitent et il faut parfois les conduire jusqu’à l’avion pour s’assurer qu’elles se rendent à Cayenne pour accoucher.

Et puis les populations de Guyane souffrent d’une grande précarité, sont souvent peu informées, et il est difficile de toucher certains milieux les plus reculés. Alors il faut s’adapter. Pour moi, c’est plus simple car je travaille habituellement en intérim, je m’adapte donc assez vite à de nouveaux environnement travail. J’ai aussi eu la chance d’avoir fait un stage de deux mois en outre-mer pendant mes études, à la Réunion. Mais en Guyane, c’était tout à fait différent.

J’ai appris quelques mots de taki taki : ça me permettait d’échanger un peu avec les patientes, de pouvoir les rassurer, leur expliquer ce qu’il se passait.

Une chose est sûre : si on m’appelle pour repartir, je ne dirais pas non !! Tous mes collègues savaient que je partais en mission et depuis que je suis revenue, je sais que plusieurs d’entre elles se sont inscrites. Ça me rend très heureuse !

En tout cas, moi, je ne regrette pas d’avoir surfé ce jour-là sur internet, et d’être allée faire un tour sur la page Facebook de la réserve sanitaire. Ça m’aura donné l’occasion de devenir réserviste et de vivre une grande et belle aventure, tant professionnelle qu’humaine.

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