Médecins généralistes : on a besoin de vous à Mayotte !

Daniel et Sylvie

Nous sommes Daniel et Sylvie, médecins généralistes et réservistes sanitaires, de retour de Mayotte, où nous avons effectué une mission durant tout le mois de juin.

A l’approche de l’été, l’afflux de patients est toujours très important, mais les effectifs médicaux et paramédicaux de l’île sont tendus. L’agence régionale de santé Océan Indien a fait appel au ministère de la santé et la réserve sanitaire a été mobilisée pour renforcer les équipes sur place et garantir la continuité de service des hôpitaux.

Je voyage beaucoup donc je ne me suis jamais senti en insécurité, je n’ai senti aucune agressivité. Ça ne craint pas tant que ça, la population est très bienveillante (Daniel)

Notre mission sur place : réaliser un audit des besoins de personnel médical. Pour cela nous avons rencontré beaucoup d’acteurs locaux de la santé : Agence régionale de santé, direction de l’hôpital, responsables de secteurs (qui gèrent des dispensaires de brousse, souvent perdus dans des petits villages)… Finalement, il faudrait une dizaine de médecins pour assurer les remplacements d’été et lors de notre mission, seuls deux étaient arrivés sur place…

Conséquence directe de cette pénurie de personnel : les dispensaires sont contraints de fermer et ce sont les urgences de l’hôpital de la capitale, Mamoudzou, qui sont prises d’assaut.

Au delà de cette mission d’évaluation et d’audit, nous avons aussi mis la main à la pâte, notamment en aidant aux urgences et pour une campagne de vaccination.

Humainement, ça a été une mission extrêmement enrichissante. On apprend beaucoup de toutes les personnes que l’on rencontre. Chaque échange est riche d’enseignement et les gens sont toujours très reconnaissants et nous remercient sans cesse. (Sylvie)

Professionnellement aussi, c’est enrichissant. On sort de notre cabinet médical, de notre routine de généraliste, pour revenir à plein de petits actes techniques que l’on n’avait pas pratiqués depuis longtemps. Faire des points de suture, ouvrir des abcès, soigner des plaies… Ce qui est satisfaisant c’est que l’on est efficace très rapidement avec quelques gestes simples et aussi parce qu’il y a beaucoup moins de résistance aux antibiotiques qu’en métropole.

Ce qui est plus compliqué c’est de suivre les patients atteints de maladies chroniques : il y a la barrière de la langue parfois, et également la difficulté de faire suivre un régime spécifique à une personne qui, souvent, ne mange déjà pas à sa faim. Il faut s’adapter aux situations sur place.

Si c’était à refaire, nous repartirions sans aucune hésitation. Là-bas on sent tout de suite notre utilité, on aide directement la population avec nos connaissances. Ce n’est pas de la médecine compliquée, on peut vraiment aider beaucoup de monde avec, finalement, assez peu de choses.

À tous nos collègues médecins généralistes, nous avons envie de vous dire : engagez-vous, vous verrez, c’est une expérience enrichissante et inoubliable !

 

Sylvie et Daniel

Réservistes sanitaires

Médecins généralistes

 

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