Opération de médicalisation à Verdun : mes premiers pas en tant que référente

Je m’appelle Sophie, j’ai 36 ans et je suis infirmière anesthésiste à Amiens. Cette année, je suis en disponibilité de la fonction publique hospitalière. Cela m’a permis de répondre à l’appel de la réserve sanitaire pour intervenir en renfort lors des commémorations de Verdun le dimanche 29 mai. Je vis près des lieux de la mission et, sensible aux commémorations historiques, j’étais déjà intervenue pour médicaliser un événement, l’Anzac Day, à Villers-Bretonneux avec le SAMU 80.

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Je fais partie des premiers réservistes à s’être inscrits en 2007 : je suis très exactement la 47e comme l’indique mon matricule !

La première mission pour laquelle j’avais postulée, pour Gaza en 2006, avait finalement été annulée. Mais depuis, j’en ai réalisées pas mal : en Guyane pour lutter contre l’épidémie de Dengue (2013) ; en Guadeloupe en renfort du bloc opératoire dans le cadre de l’épidémie de Chikungunya (2014) ; à Cambrai, deux jours en renfort de dispositif prudentiel mis en place par l’ARS au teknival (2015) ; en Guinée pour lutter contre Ebola (2015) ; à Paris auprès de la cellule du CIAV (fin 2015)…

A Verdun, j’étais référente de la mission : une grande première pour moi ! Nous étions quatre réservistes, répartis en deux binômes : d’un côté Thierry et Christian, de l’autre Ghislain, et moi. Nous étions en charge du matériel médicalisé dans les deux rames de TGV au départ de Paris pour la Meuse, transportant les 700 invités aux commémorations. Nous devions les accompagner jusqu’au lieu des Commémorations et assurer leur secours dans le train et sur place si besoin.

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Debout dès 5 heures, j’ai pris le train pour arriver au rendez-vous Gare de l’Est à 8h30. J’ai ensuite fait connaissance avec les autres membres de l’équipe. La mission a commencé de suite : nous devions nous assurer d’avoir reçu l’intégralité du lot de médicaments, les répartir entre les deux binômes, prendre connaissance de l’emplacement du matériel afin d’être réactifs si besoin. C’est un moment qui peut paraître fastidieux mais qui est important pour préparer la journée et éventuellement les prochaines mission, par exemple en signalant des manques dans les lots.

Une fois sur place, nous avons posé le matériel à un endroit stratégique afin qu’il nous soit utile en cas d’urgence : au niveau du Dispositif premiers Secours (DPS 1). Nous avons également pris contact avec le SAMU afin de prendre connaissance des lieux de la cérémonie, de son déroulement et nous organiser au mieux.

Nous avons ensuite fait le chemin inverse pour arriver Gare de l’Est à 21 heures : ce fut une journée éprouvante sur la durée ! Avec les autres réservistes, nous avons pris le temps de d’échanger autour d’un bon repas après cette journée dense. En temps que référente, j’ai pu glaner quelques informations à faire remonter dans mon premier rapport !

Lorsqu’on fait nos rapports de mission, on pense avant tout à parler de ce qui s’est passé et on oublie généralement de pointer ce qui ne s’est pas passé, et qui est pourtant tout aussi significatif !

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L’opération s’est très bien déroulée. Nous n’avons eu aucun problème majeurs, seulement quelques blessures légères d’enfants qui ont réalisé des chorégraphies. Pour les prochaines fois je tâcherai donc de fournir des rapports encore meilleurs ! En résumé, une mission d’une journée était l’idéal pour découvrir ce nouveau rôle de référente : j’ai maintenant une nouvelle corde à mon arc !

 

 

Sophie, infirmière anesthésiste, Réserviste référente de mission

2 réponses à “Opération de médicalisation à Verdun : mes premiers pas en tant que référente

  1. Je ne comprends pas le rapport entre cette journée de commémoration et l’EPRUS ( établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) … Je ne veux pas dire qu’une équipe médicale n’est pas nécessaire dans ce genre d’événement, mais vraiment, quelle est l’urgence sanitaire ? N’est-il pas possible de recruter une équipe pour ce type d’événement? Pour moi il ne s’agit pas d’urgence sanitaire…
    Étant intéressée par cette réserve sanitaire, je pose la question pour comprendre réellement les enjeux d’un engagement dans cette réserve, car jusque là je n’avais pas connaissance de ce type de mission…

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    • Bonjour, la Réserve sanitaire peut être appelée lors de situations sanitaires exceptionnelles : exceptionnelles par leur caractère d’urgence bien sûr mais aussi par leur intensité, leur durée, leur caractère inhabituel, etc. La Réserve peut intervenir en « prudentiel » c’est-à-dire « au cas où » un événement se produirait, qui pourrait avoir un impact important. Elle est appelée par l’organisateur de la réponse à l’événement, auquel nous rendons service. C’est une forme de solidarité nationale des professionnels de santé, solidarité destinée à un territoire qui se prépare et/ou fait face à un événement inhabituel. La mobilisation de la réserve sanitaire revêt donc (aussi) un caractère symbolique important.

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